II – La malbouffe, un phénomène de société ?

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a°) Histoire de la malbouffe

La malbouffe est un phénomène de société qui a commencé dans les années 60 à la suite de la hausse du prix des produits frais tels que les légumes ou les fruits, contrairement au prix des produits gras et sucrés qui à cause de l’industrialisation des méthodes de production n’a cessé de diminuer. La malbouffe s’est ensuite popularisée avec l’arrivée des restaurants fast-food, notamment le géant et précurseur McDonald’s en 1955 pour ne pas le citer. Le principe des fast-food, ou restauration rapide en français, est simple : il s’agit de vendre dans les plus brefs délais à des prix relativement bas un repas facile à emporter et à manger. Le plus souvent il s’agit de hamburger, sandwich et frites, accompagnés de soda. A partir des années 60 ce genre de restaurant connaît un véritable succès en France et dans le monde entier parce qu’il correspond à un mode de vie ou le temps accordé au repas, entre deux activités ou pendant une journée ou des courses vise à être raccourci. Un des principes du fast food est de faire porter le travail de services et ses coûts sur le client ou la collectivité (voir définition en bas de page). Ainsi, ils ont permis de développer des “restaurants” sans réservation, dans lequel le client se sert lui même,  est fier de manger avec les doigts, sans couverts, autre que jetable, ni vaisselle.

Les fast-foods ne sont pas le seuls à s’être popularisés dans les années 1960. En effet pour a peu prés le mêmes raisons que le services de restauration rapide, les plat tout fait de type sous vide ou le snacking se sont répandus dans le monde entier.

b°) Son expansion :

Les facteurs responsables du développement de ce phénomène sont très variés.

Tout d’abord, on constate que l’évolution du niveau de vie et l’accroissement des industries agro-alimentaires et des grandes firmes de restauration rapide (Fast foods) tels que McDonald’s, Quick ou KFC sont liées à cette malnutrition. En effet celles ci proposent des produits agréables à consommer du fait de leur rapidité de préparation, de leur goût appétissant et de leur prix abordable. Mais le repas fournis est de mauvaise qualité nutritionnelle (trop salé, trop gras, trop sucré et pauvres en vitamines).

Le deuxième facteur de cette évolution est du à l’évolution des modes de vie. L’augmentation de la sédentarisation et du taux de femmes actives dû à l’évolution des moeurs entraîne la diminution du temps consacré à l’élaboration des repas. Les experts constatent donc une perte de savoir faire culinaire et plus précisément chez les femmes de 20 à 35 ans et cela commence  à poser de réels problèmes surtout que l’homme s’occupe peu de la préparation des repas. Par paresse et dans le but de gagner du temps, les ménages achètent de plus en plus des plats déjà préparés. Ces plats, la plupart du temps sous vide, en conserve ou surgelé ne sont pas si mauvais d’un point de vue nutritionnel s’ils sont consommés de temps à autre, mais ils nécessitent d’êtres accompagnés d’autres aliments comme par exemple des fruits et légumes ou des produits laitiers. Cependant, c’est la consommation régulière de ces plats surgelés qui rend dramatiques les conséquences de cette malnutrition. Ces plats doivent êtres consommés occasionnellement car ils contiennent des doses élevées de sel, de colorant, d’arômes et acides gras et cachent de nombreux additifs chimiques (E440,E220…) souvent nocifs pour la santé en trop grande quantité.

De plus on constate également une augmentation du nombre de repas pris à l’extérieur, notamment dans le cadre du travail, ou des études, en plus de la diminution des temps de pause pour les repas. La tendance semble se diriger vers une situation où l’on consommera à l’extérieur et notamment dans des fast foods et donc des repas préparés industriellement et donc représentant un danger pour la santé si ils sont consommés régulièrement.

Le troisième facteurs entraînant cette évolution est la pression des campagnes marketing menées par les grandes firmes et visant principalement le jeune public.

En effet les jeunes générations attirés par les nombreuses publicités vont se nourrir dans des fast food où tout parait être fait pour eux et pour leur épanouissement. Par exemple McDonald’s crée les happy meal, des menus dédiés aux enfants, en les attirant par des jeux pour associer la consommation des produits de la firme au plaisir ressenti sur les jeux. Ils profitent aussi de la dépendance des jeunes auprès des technologies pour proposer un accès wi-fi gratuit et donc inciter les jeunes à se rendre dans le restaurant pour consommer et prendre le temps d’aller sur internet ou les réseaux sociaux.  Ces jeunes générations en grandissant retrouvent ces lieux de restaurations où il ont joué petits et les considèrent comme des endroits privilégiés et de convivialité inconsciemment associés au plaisir. Ils y ont été habitués jeunes, durant leur socialisation primaire, qui est une des phases les plus fondatrices de la personnalité et du tempérament d’une personne. L’évolution du temps passé devant la télévision et ordinateurs développe également ce fléau qu’est la malbouffe, car le grignotage de produits de faibles qualités nutritives c’est à dire pour la plupart, pauvres en micro-nutriments (vitamines minéraux), aux graisses et aux aux sucres rapides trop nombreux est de plus en plus fréquent. De plus le cerveau est tellement captivé par la télévision ou par les informations communiquées via l’écran qu’il ne se rend même plus compte des quantités ingérés, et ainsi mange beaucoup sans même s’en rendre compte.

La consommation de viande rouge serait aussi trop importante. En effet, il a été prouvé que les risques de cancers et d’obésité augmentent pour les gros mangeurs de viandes rouges et de charcuterie (ceux dont la consommation dépasserait 200g par jour) .

La consommation des plats riches en sucres rapide (gâteaux, glaces…) est passée de 1 kg par an et par habitant en 1960 à 14 kg par an et par habitant en 1995 ! En revanche, les aliments riches en glucides complexes, lentement assimilables, dont la consommation est pourtant recommandée par tous les nutritionnistes, qu’il s’agisse de céréales, de légumes secs, de féculents sont de moins en moins consommés.

Une consommation excessive de sel concerne une forte partie de la population. 10 à 20 % des Français ingéreraient plus de 12 grammes de sel par jour. A ces déséquilibres alimentaires s’ajoute une mauvaise hygiène de vie. Car nombreux sont ceux qui ne font pas assez d’exercice au cours de leur vie quotidienne.

La malbouffe prends aussi de plus en plus de place dans la vie de tous les jours,  elle a même percée dans le monde des médias. Publicité, télévision, films, journaux toute les formes sont bonnes pour y faire apparaître le sujet ! De la campagne de prévention à la promotion de produit. Nous allons ici en étudier quelques formes pour démontrer que la malbouffe a un poids important dans les médias.

Les reportages et documentaires :

C’est sûrement sous cette forme que la malbouffe est la plus présente dans les médias. Qui n’est jamais tombé sur un reportage alliant malbouffe et industrialisation de l’alimentation lors d’une séance zapping à la télévision ? Les chaînes s’arrachent le sujet et les reportages en rediffusion pullulent sur internet.

Nous avons ici choisi de vous montrer un exemple de reportage d’une grande chaîne d’information traitant du sujet :

Sur les panneaux publicitaires et les magazines :

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Comme en témoigne ces deux publicités, tout est fait pour donner envie au consommateur de venir manger chez eux, « venez comme vous êtes » incite le public à venir n’importe quand, et habillé de la même manière qu’il sont habillés au quotidien, exit le fameux stéréotype du costard cravate obligatoire pour aller au restaurant. La seconde publicité est ultra simpliste, ne montrant que l’essentiel, un bon sandwich avec de belles textures de viande, de pain et de fromage accompagnés de salade : une pure stimulation de la faim et de la gourmandise du consommateur.

Les journaux :

Nombreux sont les magazines nutritionnels en vente dans les kiosques ou dans les magasins de journaux dans lesquels on retrouve des tonnes de recettes “régimes” ou vantant des vertues amincissantes, à la promesse de perte de kilos mal lotis ou des petits bourrelets disgracieux. Mais quid des journaux critiques et politique ? Parce-que oui, la malbouffe a aussi sa place dans la politique, mais nous en traiterons dans la troisième partie de ce TPE.

Voici par exemple la une d’un numéro de “Le nouveau Marianne”, présentant la Malbouffe comme un paquet de Marlboro, reprenant le fameux slogan FUMER TUE :

Les pubs télévisées :

La malbouffe aussi est présente à la télévision, entre promotions des différents restaurants et présentation de sandwichs en tout genre ventant leur goût ou autre qualités. Les pubs les plus souvent présente à la télévision sont bien évidemment celle du géant de l’industrie de la malbouffe, j’ai nommé Mc Donalds.

Entre présentation de leurs différents sandwichs et promotions de leur qualité, mc donald enchaîne les spots publicitaires. Le simple exemple de leur logo démontre une volonté de donner bonne conscience au consommateur en allant s’alimenter chez eux :

Il y a quelques années, Mc donald’s avait un logo jaune sur fond rouge, et ne semblait pas se soucier des risques environnementaux de leur production alimentaire. Mais depuis quelques temps on peut observer un réel changement de politique chez le restaurant. Le logo à fond rouge a été remplacé par un fond vert et le logo a été épuré, comme débarrassé de tout surplus. Une large politique de communication a ensuite été menée pour démontrer que McDonald’s prenait soin de l’environnement. Entre construction de restaurants en bois et en matières recyclées et campagnes internet massive (http://www.mcdonalds.fr/entreprise/developpement-durable/accueil), tout a été mis en place pour rassurer le consommateur dans sa démarche de consommation, et lui donner en plus conscience que si il se rend chez Mc Donalds il prendra soin de l’environnement. Mais ce qui est cependant sous-entendu, et si on pousse l’analyse un peu plus loin, c’est que la préservation de l’environnement est aussi synonyme d’agriculture biologique, qui elle même est liée à une alimentation saine et bien souvent rattachée aux magasins diététiques, revendeurs principaux de ce genre de produit alimentaires. Cette démarche est devenu un exemple connu de greenwashing ou écoblanchiment en français qui est un procédé de marketing utilisé par les entreprises, administration publiques, etc dans le but de se donner une image écologique et responsable. Mais malheureusement comme dans ce cas précis, l’argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l’environnement.

Au cinéma :

Ce phénomène a pris tellement d’importance et est tellement rentré dans la vie de tous les jours qu’il a fait son entrée au cinéma avec le film Super Size Me (tout de même primé aux Oscars / Academy Awards de LA en 2005 )

c°) Nos constats à l’échelle locale :

Durant nos recherches, nous avons pris l’initiative de mener une enquête au prés de la plupart des élèves Première. Nous avons voulu mieux connaître leur habitudes alimentaires en ce qui concerne la malbouffe. Pour cela nous avion distribués à chacun un questionnaire qui les interrogeai notamment sur la fréquence de leurs repas dans des services de restauration rapides, et les avantages liés à ce moyen de se nourrir. Sur les 50 questionnaires distribués, 38 nous ont été rendus. Nous nous sommes donc basés sur les habitudes de 38 élèves, ayant entre 15 et 17 ans, résidant dans le Diois ou y étant interne la semaine. Les résultats sont les suivants :

Dans ce graphique, on peut observer que la majeure partie des personnes ayant répondu à la question, se rendent en moyenne une fois par mois dans un service de restauration rapide. Cependant, il faut avoir à l’esprit que le Diois ne comporte que quelque pizzerias, kebabs ou sandwicheries, les géants de la restauration rapide ne sont pas présents dans ce secteur (Mc Donalds, Quick, KFC et autres grandes firmes du genre). Il faut se rendre au minimum à Crest voir Loriol ou Valence. Si nous avions menés une enquête au prés de lycéens scolarisés à Valence, on imagine que les résultats n’auraient pas été similaires. On peut donc considérer que sur le plan local le syndrome de la malbouffe est moins présent, d’autant que le département de la Drôme lutte contre la malbouffe et pour une alimentation équilibrée et biologique surtout au prés des restaurants scolaires.

Voici les deuxième résultats obtenus :

Nous avions ici axés le sondage sur les principales raisons de se rendre dans un service de restauration rapide. La raison principale de se rendre dans un service de restauration rapide est tout d’abord la rapidité de ce genre de repas. En effet tout est conçu pour pouvoir manger rapidement et faciliter l’ingestion des aliments, tout est compact en un sandwich par exemple au lieu de manger le pain, les légumes, la viande et le fromage à part. La convivialité du moment avec ses amis arrive ex æquo avec la qualité gustative du repas du haut de leurs 20%. On remarque également que le bas prix de ces produits n’apparaît pas comme des plus forte raisons de manger dans ce services de restauration rapide car il coûte moins cher de se faire ses repas sois même (si on en a le courage).

Définition : Par le jeu de la TVA réduite sur les plats à emporter, les fast food peuvent vendre plus de produits sans avoir à accueillir de clients en salle. Les déchets jetés hors du restaurant sont alors à la charge de la collectivité et non pas du “restaurant”.

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